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Plon 1974

Romans Populaires, 1912

Bonne Presse, 1923

Tallandier , 1950

Le Cercle Romanesque 1957

Flammarion, 1952

Pueyo, Madrid, 1948

Delly en Hongrois

Deux Romans:
Les Seigneurs des Loups et
Sous l'oeil de Brahmes
1951

La Vengeance de Ralph sur
Les Veillées des Chaumieres
en 1921

Apres trente ans
La Vengeance de Ralph
sur Mes Lectures
1952
LES
EDITIONS ITALIENNES
DE DELLY
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LES FRÈRES
DELLY
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Photos © Societé de Gens des Lettres
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Delly est le pseudonyme collectif de Jeanne Henriette Marie
Petitjean de La Rosière (1) (Avignon,
1875-Versailles, 1947) qui publia ses premières oeuvres sous le nom M.
Delly et de son frère Frédéric Henri Joseph né en
1876 a Vannes, (Meurthe-et-Moselle), mort en 1949 à Versailles, (Yvelines) à l'âge
de 73 ans.
Ècrivains de littérature sentimentale populaire
ils écrivent, entre 1903 et 1943, plus de cent romans d'amour et d'aventures.
Les frères de La Rosière étaient fils
de Charlotte Gaultier de La Rosière et Ernest Petitjean. Après
son mariage, Charlotte adopte comme nom de famille celui de Petitjean de La Rosière
.
Le père est un officier d'artillerie qui après
des frequents changements de garnison, en passant par Avignon et Vannes, où nacquîrent
ses enfants, acheva sa carrière à Versailles avec le grade de Commandant.
Marie reçut l'education sommaire des jeunes filles
de bonne famille, tandis que son frère après ses études
superieurs entama à la Sorbonne des études en droit.
Timide, reservée et reveuse une veritable rosière,
Marie n'aimait pas participer à la
vie mondaine de garnison. Au bals, aux receptions, aux visites elle preferait
la lecture, le genre de lecture permise aux jeunes filles bien elevées
de l'epoque, dont elle se regalait: des romans de Zenaide Fleuriot (1829-1890),
Marie Maréchal (n.1831) et surtout Marlitt (1825-1887), une écrivaine
allemande dont les heros étaient beaux, viriles, courageux et nobles,
protagonistes d'aventures passionnée et passionants, qui, comparés
aux jeunes officiers d'une garnison de province, les rendaient insignificants.
Au lieu de vivre la vie, Marie la revait.
A l' âge où les jeunes filles s'amusent, Marie,
inspirée par ses lectures, renfermée à clé dans sa
chambre, écrivait en cachette des histoires d' aventures genre Marlitt
dans un vieux cahier d'ecolier, qu'elle gardait dans son tiroir à linge.
Enfin Mme de la Rosière découvrit son secret et, sur l'avis de
Frédéric, avec la permission du Commandant, Marie envoya le manuscript
d'une des ses nouvelles, L'Etincelle, a plusieurs editeurs. La Bonne
Presse l'accepta et la publia en feuilleton sur Le Noel en 1894.
Apres avoir ecrit plusieurs feuilletons qui eurent succes,
mais ne rapportaient
pas d'argent, un premier roman Dans
les ruines sous
le nom M. Delly parut chez H. Gautier en 1903. Deux ans après, en 1905 L'Etincelle fut
publié en volume par F. Paillart, Abbeville.
Gautier publie La
Maison du Lys sur
La Semaine de Suzette en 1906. "La Croix" publie son feuilleton ANITA
(Janvier 1909).
Commenca ainsi la carrière littéraire de Marie Petitjean de la
Rosière qui usa d'abord le pseudonyme, suggeré par Fréderic,
de M. Delly (2) et
ensuite tout court celui de Delly.
En 1913 elle avait publié 25 romans qui se vendaient
par milliers. Puisqu'elle était devenue societaire de la Société des
Gens de Lettres, et les droits d'auteur étaient á son
nom, elle était
devenue très riche, mais continuait sa vie modeste et retirée.
Son seul plaisir, presque une passion devorante, était écrire.

in La maison du Lis, Gautier-Languereau, 1924
Ce fut Frédéric qui compris les avantages de
faire partie de la Société des Gens de Lettres qui protegeait les
droits de publication des écrivains et decida Marie à poser
sa candidature: elle y fut admise comme societaire (le status qu'on donne
a un auteur qui a publié au moins six oeuvres) en 1912 presentée
par le écrivain/dramatiste Charles Foleÿ (1861-1956) et l'écrivaine
feministe Gabrielle Réval (1870-1938).
Frédéric, un homme virile, aimant les sports
en plein air, menant vie mondaine fut victime d'une malaise — jamais proprement
eclaircie (un jour de 1909, on le trouva inconscient au petit matin dans la cuisine)
— qui affecta ses jambes et qui entre rechutes et améliorations,
le rendit lentement invalide. Il se maria en 1915 avec Suzanne Gauthier qui mourut
après
12 ans de mariage, passés en ménage a trois avec la belle soeur.
Ils n'eurent pas d'enfants.
À la mort des leurs parents, Frederic était
déshormais completement paralisé, immobilisé sur une fauteil
roulante. Marie se dédia à le soigner et Frédéric
intensifia la collaboration qu'il lui avait apportée dès le debut
de sa carrière,
participant activement à l'écriture de sa soeur. Ils s' echangeaient
des idées,
devisaient des histoires, écrivaient à tour de rôle. Leurs
manuscripts toujours écrits sur des cahiers d'ecolier avec la couverture
en moleskine montrent l'alternance de calligraphies. Et pourtant selon un temoin "seule
la soeur écrivait, le frère se contentant
de dilapider les gains de la famille Petitjean de la Rosière" (3)
La majorité des textes sont sans doute de la main de Marie. Toutefois
Frédéric, sous le nom Frédéric Delly, serait le seul
auteur de :
Esclave ou...Reine? (1910)
L'Infidèle (1927)
Laquelle (1928)
Orietta (1928)
Ma Robe couleur du temps (1933)
Un Marquis de Carabas (1935)
Le Drame de l'étang-aux-biches (1940)
Anita (publié en volume en 1943)
Frédéric s'occupait aussi des relations avec
les éditeurs et des finances. De toute sa vie Marie rencontra son principal
editeur Tallandier seulement une fois. Sa retenue contribua a créer un
mystère sur son identité.
Lorsque quelques années avant leur mort
il se rendîrent au siège de la SDGL pour discuter leur donation à la
Societé, le Secretaire qui les reçut et qui ne les connaissait pas fut choqué
de voir arriver deux vieillards qui marchaient péniblement, se soutenant l'un à l'autre.
Seulement à la
fin des années Cinquante on decouvrit qui était vraiment l'énigmatique
Delly. On crut même que l'auteur était un prêtre.
L' Abbé Bethléem non plus ne connaissait pas la vraie identité de
Delly. En 1925 il écrit dans "Romans à lire et romans à proscrire" "Delly
...de son vrai nom Marie Salomon" un pseudonyme que Marie avait usé
pour quelques contes et un roman (voir note 2),
qui en suite fut re-édité sous le nom Delly.
En 1929, les deux frères demenagèrent dans une
maison qu'ils avaient fait bâtir à l'avenue
Jean Jaurès à Versailles et ensemble ils y menèrent une
vie anonyme de bourgeois, une vie de rentiers reclus, se dédiant à l'écriture.
Frédéric passait ses journées a la maison, Marie sortait
seulement pour aller à la messe à la Chapelle des Capucins et passait
les après midis à écrire. Une gouvernante, Mlle Irène
Mazière, s'occupait du ménage, un jardinier, M. Verger, soignait
le parc.

"L'été on servait la camomille dans le jardin, mi-ombre
mi-soleil; l'hiver dans le salon sur une petite table pres du feu. Puis Marie
se levait et, en glissant sur ses pantoufles brodées s'approchait du grand
bureau sombre et ouvrait le manuscrit en cours: un éternel cahier d'écoliere.
C'était l'heure du travail [.....]"
(cit. E.Morel in Marie-France, 1958)
Cette vie discrète et silencieuse dura presque vingt ans. Marie mourut
d'un cancer le 1er avril 1947, Frédéric en 1949: ils sont enterrés
sous leur nom de famille au Cimetière Nôtre-Dame à Versailles.
Le dernier roman de Delly fut Le Sceau de Satan.
Ils leguèrent la maison à Mlle Mazière
qui l'occupat jusqu'à sa mort, leur patrimoine, qui avait considerablement
augmenté avec la vente des leurs livres, aux viellards de l'Hospice de
la Providence et leurs droits d'auteurs et leurs manuscripts à la Societé de
Gens des Lettres; ils restent les principaux donateurs de la SDGL: une salle
au Siège de la Societé y est leur dediée (La Salle Delly)
Les Delly publièrent chez different editeurs: Didot,
Flammarion, Plon, Bonne Presse, H. Gautier, Gautier Languereau et Tallandier.
Les ventes étaient vertigineuses. Par example Des Plaintes dans la
nuit, chez Tallandier, attint la 97me édition en 1937, la 233me en
1946. L'édition de Sous l'oeil des Brahmes chez Tallandier toucha
la 140me edition en 1951, celle 1966 de Une mésalliance le 25me
millier: vingt ans après leur mort, les Delly
continuaient à vendre. Nombreuses familles françaises ont encore
quelques exemplaires de Delly chez elles.
Il furent publiés aussi dans plusieurs revues feminines
soit de leur vivant soit apres leur mort: BONNES SOIREES(1947-1954), EVE, LA
LIBERTE (1950), LISEZ MOI BLEU, MODE DE PARIS, MODE DU JOUR, LE PETIT ECHO DE
LA MODE (1921), VEILLÉES 68, LES VEILLÉES DES CHAUMIERES (1921-1954).
Les livres de Delly furent re-edités jusqu'au années
'90. Tallandier publia des manuscripts inédits apres leur mort.
Ecrivains catholiques bienaimés du clergé et
de la presse catholique, ils furent publiés dans plusieurs pays etrangers.
A noter pourtant que aux pays anglo-saxons ils ne sont pas connus.
(1) La graphie de
la Rozière est
très repandue, mais elle est erronée.
Petitjean de la Rosière apparait dans une carte d'identité de Frédéric
datée 3 Juin 1904.
Le US Catalog of Copyright Entries (Renewals 1952) Books pour Le Roi
De Kidji, 1924, porte de la Rosière.
(2) Marie
doit avoir usé initialement
le pseudo Marie
Salomon puisqu'il existe a l'Université de
Navarre (ES) une traduction espagnole de Les
Ombres (Flammarion, 1925) au nom Marie Salomon, dite M. Delly, Sombras...Trad.
Manegat, Luis G. Coleccion ¨Princesa¨, XXXVIII, Eugenio Subirana, Barcelona,
1929 et puisque l'Abbé Bethléem dans son
Romans à Lire et Romans à proscrire, ed. 1925 & ed.1928 affirme
que le vrai nom de Delly est Marie Salomon.
En 1928 l'Abbé Bethléem écrit encore "M
Delly de son vrai nom Marie Salomon prend une place de plus a plus importante
parmi les écrivains de marque"
On trouve Delly ou Marie Delly pseud de Marie Salomon dans plusieurs bibliographies
jusqu'à 1945.
Dans le cas de L'Almanach
du Petit Echo de la Mode, 1933 qui dans une petite rubrique de pseudonymes porte
aussi Delly=Marie Salomon., l'info est reprise de l'Abbé.
Il faut croir que si des textes à ce nom existaient
ils ne sont plus disponibles et que toutes les oeuvres que Delly écrit sous ce
nom ont eté re-edités
immediatemment sous le nom Delly.
(3) cit.
in H.Behar et M. Bernard, Université de Paris III in La Nebuleuse des
Sentiments in www.revue-texto.net
Check Delly's
bibliography at Bibliothèque nationale de France
See the plots of some of Delly' stories at delly.romans.free.fr/elfrida.html
(sources: Elisabeth Morel in Marie
France, 1958, & M. Guérin/D.
Paulvé, Le roman du roman rose, Lattes & other sources masked )
The
main source of this text is Eisabeth Morel's 1958 article in Marie France.
The copyright of the photos, which appeared in the article, belongs to SDGL
August
2006
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